Ce texte est inspiré de l’essai Une chambre à soi de Virginia Woolf, une célèbre femme de lettres du XXe siècle.
Ma chambre serait une chambre dans l’obscurité, la lampe éteinte, les volets et la porte fermés.
Que faire des murs ? Les murs n’ont pas d’importance. Papier, briques, béton, voire du carton. Que faire du sol ? Le sol n’a pas d’importance. Du bois ? De la pierre ? Du carrelage ? Les deux pieds sur terre, l’esprit ailleurs.
Donnez-moi une chaise, ou même pas une chaise, donnez-moi un bureau ? Non, plutôt donnez-moi un brin de papier et une plume.
Ou ajoutez-y une bibliothèque, je n’ai pas tout en tête. Un ordinateur peut-être. Des fleurs pour la bonne humeur, quelques crayons, des pinceaux.
Je veux être seul·e, ne rien voir pour que l’imagination ne naisse que de mon esprit, et non de mes yeux. Sans bruit, ou plutôt de la musique. Bercer mes songes, faire chanter mon stylo.
Écrire assis, debout, en mouvement. Imaginer en étant acteur et penseur, danseur.
Un moment à soi, un moment à eux, à un nouveau monde et à notre monde à nous.