Le Signe Déchaîné

Le Magazine des Lettres de l’université Lumière Lyon 2

Poésie

Les machines à café

Par Stanislav Chobobar

un rituel sacré dans le temple de ruine
où les connaissances accueillent des jeunes esprits
passer chaque fois devant les machines divines
silencieuses et froides sources d’insomnie.

son corps en fer doué d’esprit à demi
étrangement m’attirait.
ses promesses amères ses parfums brûlants
ils ravivaient en moi des désirs oubliés.

il réveilla en moi une obscure obsession
violente.

ses grosses entrailles muettes avalent
mon espoir
liquide noir agenouillé je t’en supplie de couler
elle me laisse stupide au silence du
couloir
condamné à la contempler je suis privé de son accès.

le destin n’est qu’un jeu purement infernal.
ses tortures sont cruelles jamais apaisées
peu importe mes tentatives l’issue est fatale
mais je ne fuirai jamais
les machines
à
café.

Stanislav Chobobar

Ce texte a été rédigé en 2024-2025 et publié dans le magazine de la même année, dans la rubrique Le coin des poètes.

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