
Virginia Woolf
Une chambre à soi est une expression popularisée par Virginia Woolf dans son essai A Room of One’s Own (1929). Elle symbolise l’espace matériel et intellectuel nécessaire aux femmes pour écrire et créer librement. Woolf y défend l’idée que, pour s’émanciper artistiquement et intellectuellement, une femme doit disposer d’un revenu stable et d’un lieu privé où elle peut travailler sans contrainte. Plus largement, cette notion est devenue un symbole du droit des femmes à l’indépendance et à l’autonomie dans le domaine de la création et de la pensée.
Des étoiles chatoyantes. Un ciel constellé de nuages d’argent. Une myriade de papillons versicolores. Des effluves de fruits confits qui s’enlacent au parfum de guimauve à la violette qui brûle dans l’air. Des clochettes de Noël qui s’entrechoquent au gré du vent. Sourires, rires, embrassades… Et puis, une dizaine de licornes bleu azur qui gambadent sur l’herbe rose bonbon. Les fleurs, quant à elles, virevoltent autour d’immenses arbres en saphir mauve. Sourires, rires, embrassades… Le portail qui me fait face est verni d’or liquide et chamarré de perles de rubis dont les reflets diaprés accrochent la lumière émanant des harpes qui l’entourent. Leurs propriétaires, des anges roux pailletés à la voix cristalline, fredonnent des chansons d’amour oubliées. Je me lève, marche, m’approche. Il pleut des plumes de paon. Il fait si bon, si beau. Sourires, rires, embrassades… Le moment est arrivé. J’avance, je sors ma plume et les mots affluent. J’écris.
Paradis. Bonjour, cher Paradis.
Je fuis.