11h50, Bron
Je sors de cours
Dans un labyrinthe de couloirs et d’escaliers
d’amphithéâtres et de salles de cours,
l’impatience commence à monter
Le règne du silence cassé par le son des pas et des voix,
un chemin interminable pressé par la faim
12h00
Après une longue journée de travail,
les notes et les exos dans le sac
Je me dirige manger au Crous
une file d’attente plus longue que ma prise de notes du semestre m’attend
Un jour, je décide de partir manger autre part.
D’autres jours, je ne mange que des pâtes
Quelquefois, je suis beaucoup trop fatiguée et j’attends,
j’attends pendant que j’entends le tram passer
j’attends pendant que j’attends mes amis
j’attends sous la pluie dans le froid ou au soleil
Accompagnée par la symphonie du vent et la mélodie des travaux
la belle et interminable attente qui rendra le festin encore plus délicieux
12h25
À l’entrée du resto universitaire, la cacophonie des couverts et des plats m’atteint,
dans un espace plein d’odeurs qui me reçoivent
avec un bonjour, un merci, un sourire
et un menu à découvrir à découvrir
Entrée : Cœur d’artichaut abattu par le chagrin
Plat : Curry de petits poucet perdu ou Cervelas orloff orlon
Dessert : Fromage battu par le stress ou Millefeuille de classeur
C’est une journée au resto du CROUS