
On sent la vie s’échapper, on sent l’envie de survivre s’amenuiser, et pourtant, nous restons là, subjugués par les plans. Tous les événements semblent éteints par la mélancolie. Si l’on veut, on peut y voir de nombreuses références artistiques, notamment la célèbre gravure Mélancolia I d’Albrecht Dürer. Ce film est un véritable tableau du mal indicible qu’est la mélancolie. Il ne se contente pas de l’expliquer, il nous la fait vivre. Personne ne peut y échapper, personne ne peut y être indifférent.
Longtemps après la fin du film, on y pense encore. Il nous habite, nous pousse à remettre notre vie en question. La mélancolie a réussi à transpercer l’écran. Ce film est une fresque, presqu’une ode à la mélancolie. Une beauté chavirante qui accompagne une mélancolie indélébile.

