
Oser aborder la question épineuse de la fin de vie ? Difficile. Ne heurter la bien-pensance de personne ? Difficile. Pourtant, Almodóvar a osé. Almodóvar a réussi.
Nous vivons à une époque où la médecine peut nous maintenir en vie sans que nous vivions vraiment. Ce film permet une réflexion approfondie sur le monde que nous voulons construire : la liberté d’abréger nos souffrances, la liberté de continuer à souffrir. Il pose la question de la vie, de la mort, de l’amitié, du deuil.
Pour toutes les personnes sensibles aux rouages du temps qui nous broie, ce film est une onde de choc. Nous en sortons déboussolés mais libérés, comme délestés d’un poids que nous ne pensions pas porter. Il nous rend prêts à vivre et à décider, pour nous, pour ceux qui nous succéderont, pour les autres : la liberté de choisir.
Il est très intéressant de coupler le visionnage de ce film avec la lecture de l’essai Le Droit de mourir de Hans Jonas. Cela permet d’approfondir encore la réflexion sur le droit de mourir.









